lundi 24 septembre 2012

Vis-à vis

atelier, bouquet, cachet, coup de foudre, équipe, protéger, savoir-faire, unique, vis-à-vis, voilà"
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Antipolis


A l'angle du bastion
Je tourne, et là,
Vis-à-vis de Nice,
Antibes, te voilà
Dans ma pupille éblouie,
Coup de foudre unique
 Même s'il se renouvelle à chaque fois.

Volumes assemblés
Sortis de l'atelier de Picasso,
Bouquet pastel
Serti dans le lapis-lazuli
De la mer et du ciel.

Miss Yves

samedi 18 août 2012

Gestomètre de lecture

Gestomètre de lecture

Profiter du confort du divan pour s'abstraire du vent, du tonnerre et de la pluie. Chercher dans la bibliothèque un bon livre. Choisir Les hauts de Hurlevent en bande dessinée,  feuilleter l'album  rapidement,   caresser la couverture, passer un ongle sur la tranche, se caler entre deux coussins, de côté, prendre appui sur le coude gauche, la tête  reposant dans la paume gauche, replier la jambe droite ,  tenir le livre dans le creux de la main droite, l'index, le majeur, l'annulaire calant les plats de la B D, l'auriculaire et le pouce maintenant les pages ouvertes , le pouce servant à les tourner. Eprouver un frisson délicieux à chaque coup de tonnerre , voir disparaître le paysage sous la pluie  persistante qui se change en pluie d'orage, scruter , à la lueur de chaque éclair, les frondaisons fouettées par  le tonnerre dans les gris du soir. Ne pas se laisser distraire par les minces fils de pluie s'infiltrant dans le cadre de la fenêtre, ne pas se laisser gagner par  une sourde angoisse diffusée par les coups de bélier que le vent assène contre l'abondance soudaine d'une pluie que ne veut ni homme ni herbe, ne pas sursauter comme un enfant  effrayée par le tonnerre, tendre l'oreille pour percevoir, malgré ce  vent qui arrive, le gong du soir.

Sans Catherine, H M, Pluie  Orage  Lune, 2000
Miss Yves
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C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante se change en pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s’infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou ce vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir.

Sainte-Catherine, Harry Mathews, P.O.L., 2000

jeudi 19 avril 2012

Dix mots en citations Lipogrammatiques

âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.



Lipogrâme en E
1-
" Je voudrais pouvoir en quelque façon rendre mon âme transparente aux yeux du lecteur   "Jean-Jacques Rousseau, Confessions  Texte final - Livre IV
 Mon but, quant  à mon  corps astral,  fut sa clarification pour l'iris du quidam qui lira mon manuscrit" Janjac Roussot
2-
"Les erreurs ont presque toujours un caractère sacré. N'essaye jamais de les corriger"".
S. Dali, Journal d'un génie
Art ou mot fautif ? Non aux modifications : inspiration du Daimon là-dessous.
3-
"C'est un penchant inné chez les mortels de piétiner celui qui est tombé" Eschyle, Agamemnon
"L'instinct humain ?Toujours aplatir qui a chu" , . schyl. in Agamemnon
4-
"Ce qui plaît au monde n'est qu'un songe rapide", Pétrarque, Rimes
"Goût commun à tout un chacun: illusion qui disparaît tôt ." P. trarqu. Rimons 
5-
Mieux vaut un petit chez soi qu'un grand chez les autres (Proverbe)
 SAM'suffit

"La laideur est moins horrible chez un démon que chez une femme."William Shakespeare, Le roi Lear.
"Diabolus paraît plus joli quand apparaît nana au minois laid."Will Chatmort, Un roi trop naïf
6-

L'Histoire n'est qu'une histoire à dormir debout" Jules Renard
"Tout dit global vaut fiction"Julius Goupil


"Chaque biographie est une histoire universelle" ,Bernard Groethuysen, Mythes et 
portaits,( la vie de Goethe)
"Tout dit humain s'inscrit dans un grand Tout",  B. rnard  Gro.thuys.n,  Dits fictifs 
plus portraits,( Dit  Go.thic)

7-
"Comme il faut travailler pour être naturel!" Louis Jouvet
Il faut du travail, pour avoir  l' air vrai!" Louis Jouv.t

8-
"Les transports violents ont des fins violentes et meurent dans leur triomphe; aimez-vous donc modérément"William Shakespeare,Roméo et Juliette
"L'agitation dans l'Amour  finit  par   finir à son climax ; donc,   pour l'amour,  tout doux""Will Chatmort, Amants connus .

9-
J'aime qui m'aime, autrement, non. Charles d'Orléans, Lettres
Mon amour va à qui m'offrira son amour ; sinon, non .  Carlos d'Orl.ans, Mail .

10- 
Si tu confies au vent tes secrets, ne te plains pas s'il les révèle  à l'arbre. Khalil Gibran
 Confiant à l'aquilon ton  fond  inconnu d'autrui, sûr qu' un buisson claironnant trahira tout.  Alors, pourquoi sortir ton mouchoir ? Khalil Gibran.

C'est un défaut commun aux hommes que de confier aux autres leurs desseins .Spinoza
Humain, trop humain, la divulgation à autrui  d 'un  but  inconnu d'autrui  ! Banal! Spinoza

mardi 17 avril 2012

Dis-moi 10 mots en Limericks



limerick  :  poème humoristique, à l'origine en anglais, de 5 vers rimés (rimes aabba), de caractère souvent grivois, irrévérencieux ou irréligieux.


Limericks

1
 Sirotant  du thé
- A Issoire  c'était -
 Une drôle de  passoire
Hissait  le T sur  un grimoire
Histoire d'y goûter


2
J'ai vu à Issoire
Une drôle de passoire
Qui ,d'un grimoire, hissait   le T
D'un service à thé.
 Faut-il en faire  une histoire ?

 3
J'ai vu, passant à toute allure,
Un boomerang  faire l'ouverture
-Au triple galop- de la chasse
Au Naturel: il dépasse
Son  chasseur qui fait triste figure!

4
J'ai connu un fort des halles à Yport
Qui, en raison du prix du roquefort
Se mettait en transes, à feu et à sang.
Mais un beau jour, à son corps défendant
 Lui-même il fixa le prix des transports.

5
C'est le récit  d'un amoureux transi:
Un jour, à tous ses amis il confie
Sur mille et une pages son secret,
Diffusé par mille échos indiscrets .
Voilà notre amoureux tout déconfit

6
Imagine un coléoptère
S'énervant dans un phylactère:
Il faudrait changer la police!
 Fraktura, Garamond , matrice
Faute à son mauvais caractère ...

7
Qui connaît ce manant du Mans ?
Lui trouvait sa ville gnan-gnan.
Un autre Mans il imagine:
Fricassées, équipées, dancings...
 Pour pouvoir y vivre autrement.

8
Une souris à Amsterdam
Trottinait sur le macadam
Frémissant de menus transports
A la mesure de son corps.
Pour autant, n'a-t-elle point d' âme ?

9
J'ai croisé, de la  tour de Pise
Au Campanile, une indécise,
Entre deux tours  ratiocinant:
Vers quoi  cédera  son penchant?
Bleu horizon ? Rose cerise ?

10
J'ai vu un gamin à Bayeux
Qui dormait sans manger un peu.
Le proverbe dit: qui dort dîne
Mais là, c'est une autre comptine:
Gamin de Bayeux : songe-creux

11
A Paris, j'ai vu, chez ma tante
Jeannot remonter sa tocante
De peur d'oublier la Duchesse,
Son rendez-vous à Bourg-en-Bresse
Sous un champignon amarante.




(âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.)


samedi 24 mars 2012

Souvenirs en dix mots et autant de titres, sinon plus


Je me souviens du roman d'Henri Bosco,  L'Enfant et la rivière où apparaissait une âme...Mais n'était-ce pas plutôt dans l'Ane culotte ?
Je me souviens des transports amoureux de Phèdre et  de la Religieuse portugaise ainsi que du débat littéraire concernant l'authenticité  du roman de Guilleragues.
Je me souviens des Histoires naturelles de Jules Renard , et des fourmis en forme de 333333333333333
Je me souviens des  vers du poème d'Aragon, Ballade de celui qui chanta dans les supplices:
"Songe, songe, songe , songe/
 à la douceur des matins "
Je me souviens d'avoir lu Du côté de chez Swann, à 17 ans,  en juillet, puis en août  A l'ombre des jeunes filles en fleurs.
Je me souviens du penchant de la Sanseverina pour son neveu, Fabrice del Dongo
Je me souviens du portrait d'Iphis dans les Caractères de La Bruyère
Je me souviens d'avoir confié mon exemplaire des Trois Mousquetaires à une amie qui me l'avait rendu abîmé; de ma colère et de sa réaction : "Tu es aussi méchante que Milady"!
Je ne  me souviens pas  d'un  titre  comprenant l' adverbe "autrement", en tout cas, cela ne m'a pas marquée, autrement, je m'en souviendrais!

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âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.
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Je me souviens qu'adolescente, j'avais mauvais caractère
Je me souviens de secrets confiés entre amies
Je me souviens de mon penchant pour le drame
Je me souviens que je notais mes songes
Je me souviens de débats philosophiques sur le "naturel " et le "culturel".
Je me souviens de"l'âme des poètes" de  Charles Trénet
Je me souviens de"C'est l' histoire d'un mec"
Je me souviens des transports interrompus en mai 68
Je me souviens des  slogans :" changer la vie" et "travailler autrement"
Je me souviens de  l'ambiance chaleureuse des repas chez mes parents,  exactement  comme dans Antoine et Colette  ou de Baisers volés de François Truffaut  que j'aime tant revoir.
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dimanche 11 mars 2012

Tino, et après

C'est une aube d'été





1-C'est une aube d'été, d'haleines et d'embrassements. Elle est plongée dans la lecture des Illuminations de Rimbaud, en aquatintes.Un brusque lever d'ailes et l'embrasement blême se change en Wasserfall blond, avec des effilochures argentées et intermittentes et un phalène   qui dirait-on- simule la déesse dans la cime argentée  des sapins. Par l'embrasure  des dômes s'insinuent les longs voiles de Cybèle dénoncée par les cris du coq que le mendiant stimule contre la fuite effrénée d'un brasier  que ne veut ni marbre ni laurier, pas plus que le troêne qui vous enveloppe  comme un enfant, ou cette aube  qui en arrive presque à susciter le réveil du midi .

Sein de Câline, Arthur Harry Mathews Rainbow. (Miss Yves)
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J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.

Arthur Rimbaud
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2-C'est une aube d'été, d'haleines et de tiédeur. Elle est plongée dans la lecture des Illuminations de Rimbaud, en aquatintes.Un brusque lever d'ailes et l'éclat blême se change en Wasserfall blond, avec des effilochures argentées et intermittentes et un halo  qui dirait-on- simule la déesse dans la cime des sapins. Par l'embrasure des dômes s'insinuent les longs voiles de la déesse dénoncée par les cris du coq que le mendiant stimule contre la fuite effrénée d'une aube que ne veut ni marbre ni laurier, pas plus que la tiédeur qui vous enveloppe  comme un enfant, ou cet été qui en arrive presque à susciter le réveil de douze heures  .

Sein de Câline, Arthur Harry Mathews Rainbow.

(Miss Yves)

Le tableau du samedi: traces , vestiges et souvenirs (2)

https://lilousoleil.com/2026/09/27/week-end-en-tableau-1-le-theme-septembre/ Vestiges & Souvenirs La mémoire du temps qui passe Ce thème...