Après des semaine à l’espérer, la voilà enfin ! Mais en peinture, la pluie n’a pas toujours le même caractère.
Nous avons un mois à 5 samedis – aussi je vous propose pour le 31 octobre de choisir l’un ou l’autre thème pour illustrer votre article donc soit les vestiges et souvenirs – soit la pluie.
"Takahashi Hiroakidit Shotei(高橋 弘明?, 1871-1945) est un peintre et graveur sur bois japonais né dans le quartier d’Asakusa à TOKYO sous le nom de Matsumoto Katsutaro puis adopté à l’âge de 9 ans par la famille Takahashi dont il prit le nom."
1899Bronze (fonte)H. 61,5 cm • L. 85 cm • Pr. 375 cmOrigine : achat à Reine-Marie Paris de la Chapelle en 2008N° d'inventaire : 2010.1.16Copyright : Marco Illuminati,Fonte Eugène Blot, n°3, 1907
"Avec L’Âge mûr, Camille Claudel montre sa maîtrise artistique et sa créativité, parvenues à maturité. L’artiste traite ici du temps qui passe, de la vieillesse et de la mort, sujets chers aux symbolistes. La composition parfaitement maîtrisée traduit la fuite inexorable du temps : une diagonale relie le corps de la jeune femme suppliante à la main tendue de l’homme et à la draperie de la vieille femme. Les différents niveaux de la terrasse accentuent encore cette marche dont l’issue ne peut être que la mort. L’artiste excelle ici à représenter plusieurs moments d’une même histoire : la jeune femme montre douleur puis résignation, l’homme tente de résister mais déjà se laisse entrainer. Surtout, Claudel joue avec les vides, qui font partie intégrante de l’œuvre : l’espace entre les mains de l’homme et de la femme exprime à lui seul toute la tension émotionnelle de ce moment."
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"On a souvent réduit cette œuvre à sa dimension autobiographique. Mais si la sculpture fait écho à sa séparation d'Auguste Rodin, Camille Claudel y évoque avant tout la destinée humaine : cette allégorie des âges de la vie, montrant le passage de la jeunesse à l’âge mûr puis à la vieillesse, revêt une portée universelle. Surtout, la sculptrice affirme son autonomie artistique, par une expressivité, un traitement de l’espace et une vie intérieure des personnages qui n’appartiennent qu’à elle."
Ce thème vous invite à explorer la trace : celle que le temps laisse sur les objets, les lieux, les paysages ou les êtres. Il s’agit de capter la beauté de ce qui a vécu, la nostalgie d’un instant révolu ou la poésie de ce qui s’efface doucement.
Quelques pistes pour nourrir votre inspiration :
Vieilles pierres & Architectures : ruines, portes en bois vermoulu, façades décaties, volets effrités, serrures rouillées, ponts ou fontaines moussues.
Mais elle était du monde, où les plus belles chosesOnt le pire destin ;Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,L'espace d'un matin.
Ces vers de Malherbe sont très connus et expriment tellement bien notre amertume devant le destin des roses, ces belles fleurs qui ne vivent guère plus longtemps qu'une journée.
Et pourtant, elles sont éternelles. Nous en gardons le souvenir dans les peintures, les photographies. Pour terminer ce mois de septembre, et me faire pardonner pour le thème passé qui n'a pas plu à tous et toutes, je vous propose d'aller nous promener dans les jardins, ou à travers les beaux bouquets de roses.
"Dalí utilisait beaucoup cet environnement dans ses tableaux pour y démontrer la beauté, son monde et pour y intégrer ses objets extravagants et oniriques.
Si on s'approche plus de l'œuvre, on peut apercevoir deux personnes : un couple ? Il est probable car la rose est un des symboles de l'amour mais la regardent-ils ? Au surplus, ces personnages sont minuscules face à cette beauté géante : Dalí ajoutait souvent des personnages miniatures dans ses œuvres, extrêmement difficiles à décortiquer pour montrer leur très petite taille face aux engins fantasmagoriques, géants et impressionnants !
On remarque aussi que sur la rose il y a une goutte d'eau, pourquoi ? La goutte d'eau représente la vie. La rose est le sujet, les tendances sont inversées et la rose nous incite à méditer."
Le mois de septembre sonne l'heure de la rentrée, pour beaucoup, et le début d'une nouvelle année scolaire. Alors, après l'été épouvantable que nous avons traversé, je vous propose de se changer les idées avec un petit séjour en "Chimérique" et d'aller à la rencontre des créatures de légende, ......................................................................................................................................................
Impossible de clore ce défi sans parler d'une créature mythique chérie entre toutes:
la licorne
et d'une exposition qui a eu lieu sur ce thème au musée d'art et d'histoire de Saint-Lô du 16 juin au 29 octobre 2017:
les secrets de la licorne.
Comme point de départ, une interrogation concernant le choix de cet animal fabuleux sur le blason de Saint-Lô, déjà présent sur un acte officiel de la ville en 1468.
L'interprétation religieuse prévaut. Symbole de pureté, la licorne, associée à la Vierge Marie s'impose au XV ème siècle, au moment où l'église de Saint-Lô est consacrée à Notre-Dame.
Le blason de Saint-Lô se décline ainsi : « De gueules à la licorne saillante, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or."
L'allure, les valeurs et les fonctions de la licorne ont varié au cours des siècles, depuis son apparition quelque 3000 ans avant Jésus-Christ. A l'origine, animal composite (lion, cerf, cheval, bouc...) parfois malfaisant, sa corne unique censée purifier a été un enjeu de pouvoir.
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Le prêtdu musée Gustave Moreau , la licorne,magnifique tableau du peintre symboliste, Maître des Chimères, (lien ici vers le musée Gustave Moreau) exprime la quintessence de ce mythe.
Dans le hall, la création en direct d'une licorne sur champ d'azur de l'artiste graffeur Cyril Corlays a émerveillé le public.
Voici sa réalisation: lien ici pour les étapes de son travail.