vendredi 9 octobre 2026

Le tableau du samedi: traces , vestiges et souvenirs (2)



https://lilousoleil.com/2026/09/27/week-end-en-tableau-1-le-theme-septembre/

Vestiges & Souvenirs

La mémoire du temps qui passe

Ce thème vous invite à explorer la trace : celle que le temps laisse sur les objets, les lieux, les paysages ou les êtres. 

Il s’agit de capter la beauté de ce qui a vécu, la nostalgie d’un instant révolu ou la poésie de ce qui s’efface doucement.

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J'ai choisi: L'âge mûr, de Camille Claudel, https://www.museecamilleclaudel.fr/fr/collections/lage-mur

Musée Camille Claudel, Nogent-sur-Seine  

CLAUDEL Camille (1864-1943)
1899Bronze (fonte)H. 61,5 cm • L. 85 cm • Pr. 375 cmOrigine : achat à Reine-Marie Paris de la Chapelle en 2008N° d'inventaire : 2010.1.16Copyright : Marco Illuminati,Fonte Eugène Blot, n°3, 1907
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Mon interprétation:

 Encore un instant, encore une année!

Arrête le temps, femme décharnée

Visage sans dents, suis-je destinée

A te ressembler, par toi entraînée?


La main qui se tend, la main bien aimée

Par toi retenue, hélas résignée,

Le regard perdu, face détournée

Le vide m'attend, suis-je abandonnée?


Silhouette gracile, amante éplorée

Jeunesse fragile, suis-je agenouillée

En vain, séparée, enfin retranchée


De la vie si belle, beauté envolée

Vol de draperies, triste duperie

Un instant encore, juste avant la mort!


Miss Yves

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"Avec L’Âge mûr, Camille Claudel montre sa maîtrise artistique et sa créativité, parvenues à maturité. L’artiste traite ici du temps qui passe, de la vieillesse et de la mort, sujets chers aux symbolistes. La composition parfaitement maîtrisée traduit la fuite inexorable du temps : une diagonale relie le corps de la jeune femme suppliante à la main tendue de l’homme et à la draperie de la vieille femme. Les différents niveaux de la terrasse accentuent encore cette marche dont l’issue ne peut être que la mort. L’artiste excelle ici à représenter plusieurs moments d’une même histoire : la jeune femme montre douleur puis résignation, l’homme tente de résister mais déjà se laisse entrainer. Surtout, Claudel joue avec les vides, qui font partie intégrante de l’œuvre : l’espace entre les mains de l’homme et de la femme exprime à lui seul toute la tension émotionnelle de ce moment."

(...)

"On a souvent réduit cette œuvre à sa dimension autobiographique. Mais si la sculpture fait écho à sa séparation d'Auguste Rodin, Camille Claudel y évoque avant tout la destinée humaine : cette allégorie des âges de la vie, montrant le passage de la jeunesse à l’âge mûr puis à la vieillesse, revêt une portée universelle. Surtout, la sculptrice affirme son autonomie artistique, par une expressivité, un traitement de l’espace et une vie intérieure des personnages qui n’appartiennent qu’à elle."

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vendredi 2 octobre 2026

Le tableau du samedi: traces , vestiges et souvenirs (1)


 

https://lilousoleil.com/2026/09/27/week-end-en-tableau-1-le-theme-septembre/

Vestiges & Souvenirs

La mémoire du temps qui passe

Ce thème vous invite à explorer la trace : celle que le temps laisse sur les objets, les lieux, les paysages ou les êtres. Il s’agit de capter la beauté de ce qui a vécu, la nostalgie d’un instant révolu ou la poésie de ce qui s’efface doucement.

Quelques pistes pour nourrir votre inspiration :

  • Vieilles pierres & Architectures : ruines, portes en bois vermoulu, façades décaties, volets effrités, serrures rouillées, ponts ou fontaines moussues.
  • Objets patinés & Natures mortes : poteries ébréchées, ustensiles anciens, jouets d’autrefois, lettres jaunies, boîtes de famille, dentelles.
  • Lieux de mémoire & Intérieurs : coin de grenier traversé par un rayon de lumière, grange abandonnée, fauteuil vide près d’une fenêtre, jardin oublié.
  • Traces de la nature : chênes centenaires, souches recouvertes de mousse, chemins creux, épaves oubliées.

À samedi

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J'ai choisi les traces naturelles, souvenirs éphémères d'un instant pluvieux, d'une promenade, d'un passage, avec une gravure d'Escher:


ArtistM. C. Escher
Year1952
Typewoodcut
Dimensions24 cm × 31.9 cm (9.4 in × 12.6 in)


Empreinte de pneu traces de pas dans la bouE

Sol gorgé d’eau de pluie dedanS

Croît un pin au mince tronC

Haut et bas confondus dans cette flaque cette flache  ce  mini locH

Étrange reflet illusionnistE

Renversement de perspective cher à EscheR.


Miss Yves 

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Lilou a noté les liens:

Amande douceHenri Fantin-Latour
Covix
FardoiseLouis Ageron
François
Golondrina63Eugène Isabey
Jazzy.Pieter Bruehgel l’ancien
JosyFirmin Baes 
KImcatHenriëtte Ronner-Knip 
PulsatillaAntoine Ferreyroles
Marie des vignesvestiges et souvenirs
Martine tortueCornelis Pietersz Bega
Mireille
Miss YvesEscher
Monica BreitzYVONNE JAN HAFFEN 
ZazaSerge Mazet.


vendredi 25 septembre 2026

Le tableau du samedi: des roses, encore des roses


https://entretoilesetpapiers.eklablog.com/2026/09/le-theme-pour-la-fin-de-septembre-des-roses-encore-des-roses.html

Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin ;
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin.
 

Ces vers de Malherbe sont très connus et expriment tellement bien notre amertume devant le destin des roses, ces belles fleurs qui ne vivent guère plus longtemps qu'une journée.

Et pourtant, elles sont éternelles. Nous en gardons le souvenir dans les peintures, les photographies.  Pour terminer ce mois de septembre, et me faire pardonner pour le thème passé qui n'a pas plu à tous et toutes, je vous propose d'aller nous promener dans les jardins, ou à travers les beaux bouquets de roses. 

Les roses sont éternelles

et je les aime même fanées,

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Artiste

Salvador Dalí

Date

1958

Technique

Huile sur toile

Dimensions(H × L)

36 × 28 cm




Mon interprétation :

Rose méditative crée par Dali

Lèvres rouges, pulpeuses flottant dans le ciel

 Bleu délavé, couleur de lapis lazuli 

Grande au-dessus du monde , effet surnaturel. 



Au-dessus de la terre , au-dessus des collines 

Aux courbes étendues,  filant vers l’infini

Gigantesque, la rose est d’essence divine

Effet métaphysique pensé par Dali


Sur la terre de Sienne on perçoit deux  humains

Minuscules fourmis , deux pitoyables nains

Un pétale de rose dessine une goutte 


Ou perle de rosée ou larme rouge sang;

Sur le sens du tableau on s’interroge on doute 

 Fantôme d’Angélus dans le vide des champs. 


Miss Yves


https://www.1st-art-gallery.com/fr/article/the-story-of-dalis-meditative-rose/?srsltid=AU7gw4Wxl4Ghw1KwlPJjNSRFqrOr4IwkBIiSwJvyOnqh9sL1IsC0lb-J


(...)

"Dalí utilisait beaucoup cet environnement dans ses tableaux pour y démontrer la beauté, son monde et pour y intégrer ses objets extravagants et oniriques. 

Si on s'approche plus de l'œuvre, on peut apercevoir deux personnes : un couple ? Il est probable car la rose est un des symboles de l'amour mais la regardent-ils ? Au surplus, ces personnages sont minuscules face à cette beauté géante : Dalí ajoutait souvent des personnages miniatures dans ses œuvres, extrêmement difficiles à décortiquer pour montrer leur très petite taille face aux engins fantasmagoriques, géants et impressionnants !

 On remarque aussi que sur la rose il y a une goutte d'eau, pourquoi ? La goutte d'eau représente la vie. La rose est le sujet, les tendances sont inversées et la rose nous incite à méditer."


LILOU a noté:

vendredi 18 septembre 2026

Le tableau du samedi:les créatures de légende (3):la licorne

 


 Fardoise propose

https://entretoilesetpapiers.eklablog.com/2026/08/les-creatures-de-legende.html

Le mois de septembre sonne l'heure de la rentrée, pour beaucoup, et le début d'une nouvelle année scolaire. Alors, après l'été épouvantable que nous avons traversé, je vous propose de se changer les idées avec un petit séjour en "Chimérique" et d'aller à la rencontre des créatures de légende,  ......................................................................................................................................................

         Impossible de clore ce défi sans parler d'une créature mythique chérie entre toutes: 

                                                                        la licorne 

et d'une exposition qui a eu lieu sur ce thème au musée d'art et d'histoire de Saint-Lô du 16 juin au 29 octobre 2017: 

                                                         les secrets de la licorne.




    

     Comme point de départ, une interrogation concernant le choix de cet animal fabuleux sur le blason de Saint-Lô, déjà présent sur un acte officiel de la ville en 1468.

 L'interprétation religieuse prévaut. Symbole de pureté, la licorne, associée à la Vierge Marie s'impose au XV ème siècle, au moment où l'église de Saint-Lô est consacrée à Notre-Dame.


Le blason de Saint-Lô se décline ainsi : « De gueules à la licorne saillante, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or."


     L'allure,  les valeurs et les fonctions de la licorne ont varié au cours des siècles, depuis son apparition quelque 3000 ans avant Jésus-Christ. A l'origine, animal composite (lion, cerf, cheval, bouc...) parfois malfaisant, sa corne unique censée purifier a été un enjeu de pouvoir.

    (...)


     Le prêt du musée Gustave Moreau , la licorne, magnifique tableau du peintre symboliste, Maître des Chimères, (lien ici vers le musée Gustave Moreau) exprime la quintessence de ce mythe. 






 Dans le hall, la création en direct d'une licorne sur champ d'azur de l'artiste graffeur Cyril Corlays a émerveillé le public.

Voici sa réalisation: lien ici pour les étapes de son travail.




Pour commentaire: un triple acrostiche 


Gracieuse Licorne

Unicorn

Sublime

Timide

Ame

Virginale 

Entité


Merveille

Onirique

Rêve

Eveillé

Ame

Unique


Licorne

Idéale

Chaste

Ombre

Rêveuse

Narval

Enchanté

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vendredi 11 septembre 2026

Le tableau du samedi: les créatures de légende (2)


Fardoise propose

https://entretoilesetpapiers.eklablog.com/2026/08/les-creatures-de-legende.html

Le mois de septembre sonne l'heure de la rentrée, pour beaucoup, et le début d'une nouvelle année scolaire. Alors, après l'été épouvantable que nous avons traversé, je vous propose de se changer les idées avec un petit séjour en "Chimérique" et d'aller à la rencontre des créatures de légende,  

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-Poursuivons notre parcours dans l'exposition du musée Thomas Henry, à Chebourg consacrée à SATAN avec  ce bronze de Jean-Michel Pollet, Eloa, soeur des anges, inspiré par le poème d'Alfred de Vigny (1823).

-Voici deux créatures de légende-ange et démon-avec, à l'arrière-plan  sur le mur de droite, le tableau de Gustave Moreau présenté samedi dernier, Le Génie du Mal.



 https://mbarouen.fr/fr/oeuvres/eloa-soeur-des-anges


Joseph-Michel Pollet

(1814 - 1870) | D.868.3

Date : 1862 | Technique : Bronze

« Je t’aime et je descends. Mais que diront les cieux 

 (…)  Deux fois encore levant sa paupière infidèle, 

Promenant des regards encore irrésolus,

 Elle chercha ses cieux qu’elles ne voyaient plus. 

 (…);J’ai cru t’avoir sauvé – Non, c’est moi qui t’entraîne » ».


Ces vers d’Alfred de Vigny écrit en 1823 font parti du poème Eloa ou la Sœur des Anges qui a inspiré Joseph-Michel Pollet pour cette sculpture en bronze datée de 1862. Eloa, ange de la compassion, née des larmes du Christ versées à la mort de son ami Lazare, est séduite par Satan qui l’attire par ses propres larmes. Il l’enlève enfin se révélant comme l’ange déchu et inconsolable. Le sujet est romantique, le style également. Le corps contorsionné d’Eloa montre celle-ci déjà soumise – assise sur les genoux de Lucifer – mais encore dans l’attitude de l’humble servante en prière, la tête détournée de Satan et regardant vers le ciel.

Le moment est donc dramatique, c’est celui où Eloa quitte tout espoir et toute attache au ciel, emportée malgré elle vers le monde des ténèbres. L’émotion est accentuée par l’opposition totale entre les deux visages : celui de l’ange déchu, résolu et sombre, est tourné vers le bas, les cheveux au vent montrant que le couple tombe déjà tandis que celui d’Eloa est tendu vers le ciel, le regard seul encore relié vers le ciel. Mais tout espoir semble bien perdu : Satan enveloppe déjà l’ange de la compassion, l’agrippant de ses deux mains et l’entourant de son aile. Pourtant une impression de calme se dégage du rendu idéalisé de ces corps sveltes et gracieux et de ces visages juvéniles. Il s’en dégage un parfum d’éternité qui inciterait à voir dans ce groupe plus qu’une simple scène tirée d’un poème, peut-être l’allégorie de l’Innocence emportée par l’Orgueil.

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Extrait  du poème d'Alfred de Vigny: 

Un jour, les habitants de l’immortel empire,
Imprudents une fois, s’unissaient pour l’instruire.
« Éloa, disaient-ils, oh ! veillez bien sur vous :
Un Ange peut tomber ; le plus beau de nous tous
N’est plus ici : pourtant dans sa vertu première
On le nommait celui qui porte la lumière ;
Car il portait l’amour et la vie en tout lieu,
Aux astres il portait tous les ordres de Dieu ;
La terre consacrait sa beauté sans égale,
Appelant Lucifer l’étoile matinale,
Diamant radieux, que sur son front vermeil,
Parmi ses cheveux d’or a posé le soleil.
Mais on dit qu’à présent il est sans diadème,
Qu’il gémit, qu’il est seul, que personne ne l’aime,
Que la noirceur d’un crime appesantit ses yeux,
Qu’il ne sait plus parler le langage des Cieux ;
La mort est dans les mots que prononce sa bouche ;
Il brûle ce qu’il voit, il flétrit ce qu’il touche ;
Il ne peut plus sentir le mal ni les bienfaits ;
Il est même sans joie aux malheurs qu’il a faits.
Le Ciel qu’il habita se trouble à sa mémoire,
Nul ange n’oserait vous conter son histoire,
Nul ange n’oserait dire une fois son nom. »

(...)

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Le tableau du samedi: traces , vestiges et souvenirs (2)

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