Lilou soleil a écrit:
Mes excuses pour le retard j’ai oublié que nous changions de mois ! Quelle tête de linotte !
« Éphémère » : Tout ce qui ne dure pas : un coucher de soleil, une fleur qui fane, de la buée sur une vitre.
Le thème de l’éphémère a fasciné de nombreux artistes à travers l’histoire, car la peinture est, par définition, le moyen de fixer pour l’éternité un instant qui s’enfuit. La peinture a évolué au mouvement Impressionniste c’est à dire au moment ou la photographie a pris le pas sur les portraits.
L’Éphémère de la Nature : Les saisons, la météo (brume, orage), le cycle de la vie (une fleur en train de faner, une trace de pas dans la neige).
L’Éphémère de l’Instant : Une expression de visage fugitive, un mouvement sportif, une bulle de savon juste avant qu’elle n’éclate, un reflet dans une flaque d’eau.
L’Éphémère de l’Objet : Les traces de l’homme qui s’effacent (un graffiti sur un mur décrépit, une ruine, une affiche déchirée)..
Quelques pistes pour vous inspirer :
- La fragilité du vivant : Une fleur qui perd ses pétales, un fruit mûr, une bulle de savon.
- Les jeux de lumière : Un rayon de soleil qui traverse une pièce, un reflet sur l’eau, les couleurs d’un lever de jour.
- Les traces qui s’effacent : Des pas dans le sable ou la neige, de la buée sur un carreau, de la fumée qui s’élève.
- Le mouvement : Une silhouette qui passe, un oiseau qui s’envole, le flou d’une voiture qui roule.
- bonnes recherches.À samedi
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J'ai choisi:
Ferdinand Hodler, Le Lac de Genève vu de Chexbres
"Le lac Léman vu de Chexbres est l'une des 13 variantes peintes par Ferdinand Hodler entre 1895 et 1911, immortalisant la vue sur le lac Léman depuis le village de Chexbres.
Dans le tableau de Bâle, la vue plonge, depuis une prairie en surplomb, sur le lac à la surface miroitante qui s'étend jusqu'à la silhouette brumeuse des Alpes savoyardes au-dessus desquelles s'ouvre un ciel bleu.
Hodler voyait dans la nature des lois générales qu'il tentait de transcrire dans sa représentation des personnages et des paysages."
Afficher les contenusInformations détaillées| Titre | Lac Léman vu de Chexbres |
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| Catégorie | Swiss artist |
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| Artistes | Ferdinand Hodler |
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| Material | Huile sur toile |
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| Année | 1913 |
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| Taille | 82.1 x 104.2 cm |
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| Propriétaire | Kunstmuseum BaselKunstmuseum Bern |
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https://www.myswitzerland.com/fr-fr/decouvrir/villes-culture/art-culture/art/lac-leman-vu-de-chexbres/
Horizon dégagé, monts d'un suave bleu clair
O lumière éphémère, saisie par Hodler !
De blancs nuages tout joufflus flottent dans l'air,
Légers, rebondis, moelleux comme des oreillers,
Entre la pâleur de l'atmosphère et le lac vert,
Radieux paysage printanier circulaire.
MissYves
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Ferdinand Hodler est l'aîné d'une fratrie de six frères et sœurs.
Son père, Jean Hodler, fait maigrement vivre la famille par son métier de menuisier. Sa mère, Marguerite Neukomm, est issue d'une famille paysanne.
A huit ans, Ferdinand a perdu son père ainsi que deux de ses frères, tous de la tuberculose. Sa mère, remariée au peintre décorateur Gottlieb Schüpbach, décède également de la tuberculose en 1867 et laisse huit enfants.
Ferdinand reprend à douze ans, en 1865, l'atelier de son beau-père, alcoolique, et fait vivre la famille. Au cours des dix-huit années suivantes, la tuberculose emporte les uns après les autres tous ses frères et sœurs. Le peintre eut sa vie durant une conscience aiguë de la fragilité humaine et de la mort.
Hodler est considéré comme le peintre suisse qui a le plus marqué la fin du XIXe et le début du XXe siècle.
En 1872, il s'installe après avoir achevé son apprentissage en tant que peintre-décorateur dans la ville de Genève et y vivra jusqu'à sa mort.
Ses premières toiles sont directement issues du réalisme suisse d'artistes comme Albert Anker, Rudolf Koller, Alexandre Calame, mais un voyage en Espagne en 1878 lui ouvre de nouveaux horizons esthétiques. Dès lors il soumet sciemment ses sujets à son désir d'abstraction et de composition et substitue à ses teintes terreuses un chromatisme léger, impressionniste par la grâce, à dominante gris clair. Toutefois, ce n'est qu'en se tournant vers le symbolisme que son travail se trouve enfin reconnu.
Sa grandiose composition, La Nuit faisait sensation notamment au Salon du Champ de Mars en 1891 à Paris où elle attire l'attention de Pierre Puvis de Chavannes, maître vénéré par Hodler comme il avait auparavant admiré Gustave Courbet. L’œuvre de Puvis l'avait non seulement encouragé à tenter l'aventure des immenses compositions murales, mais elle lui avait également enseigné à transformer de manière consciente les formes et les couleurs en éléments décoratifs fondamentaux.
Du point de vue iconographique, Puvis devient donc le modèle de l'artiste bernois et son influence l'incite à peindre des tableaux de groupes paradisiaques montrant des figures nues ou vêtues à la mode antique tels que son Dialogue avec la Nature.
Il est également un fervent paysagiste et, dès 1890, stylise fortement ses thèmes, au point que ses lacs et massifs montagneux se transforment en métaphores de l'éternité.
Hodler, en cette fin de XIXe siècle, s'approche de l’expressionnisme avec des figures colorées et géométriques. Toutefois, les tableaux les plus connus de Hodler mettent en scène des personnages de la vie quotidienne comme le célèbre Bûcheron (Musée d'Orsay à Paris), geste fondamental, image symbolique du labeur et de la force. Si cette peinture s'intègre parfaitement au renouveau des Sécessions européennes, elle cherche à combiner l'appel à l'imagination et le réalisme le plus direct, l'idéation de la nature, voir l'expressionnisme. Son travail influença divers artistes dont Albin Egger-Lienz.
Le 16 mai 1896, lors de l'Exposition nationale de Genève, Ferdinand Hodler est filmé pendant quelques secondes au milieu de la foule, par le morgien François-Henri Lavanchy-Clarke, cinématographe des frères Lumières. Il met en scène les artistes du moment au Village suisse, le jour du vernissage de l’exposition des beaux-arts. Ferdinand Hodler expose alors 26 panneaux de la façade du Pavillon. Ces images filmées, les seules connues à ce jour, ont été présentées en 2018 par le professeur Hansmartin Siegrist, de l'université de Bâle, qui s'est inspiré des travaux de l'historien du cinéma, Roland Cosandey, sur Lavanchy-Clarke, pour découvrir ces images.
Beau et radieux paysage printanier circulaire. en vert et bleu !
RépondreSupprimerExcellent choix pour ce thème éphémère.
Bises Miss Yves et bon WE de Pâques
Béa kimcat
bonjour
RépondreSupprimerbeau paysage éphémére
saisir l 'instant c'est magique
merci pour la découverte de ce peintre
bonne journée Missyves
kénavo
Bonjour,
RépondreSupprimerJ'ai failli choisir cet artiste mais l'ayant découvert pour ce thème , je ne le connaissais pas , je suis donc ravie de le découvrir ici avec tes explications .
J'ai habité Thonon dans ma jeunesse et j'ai souvent admiré la succession des couleurs que revêt le lac Léman selon les saisons , l'heure , la course des nuages , le vent ...et donc les tableaux de Ferdinand Hodler ne pouvaient que me séduire .les couleurs sont bien là , fidèles , et l'empreinte du peintre est dans le paysage un peu stylisé et surtout le traitement naïf des nuages .
Bon week-end pascal !
Pulsatilla .
Merci pour cette découverte avec ce défi de l'éphémère. Ce paysage poétique est magnifique, l'artiste sait en saisir l'âme en s'attachant à ne pas peindre tous les détails de ce paysage mais plutôt l'atmosphère dégagée.
RépondreSupprimerBon week- end pascal
Bises
Jazzy57
C'est une belle découverte et un excellent choix, Miss Yves.
RépondreSupprimerMerci pour ce partage.
Bises et bonne soirée - Zaza
tout est éphémère chaque seconde modifie l'atmosphère le présent n’existe pas !
RépondreSupprimerOui, Y penser, c'est vertigineux!
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