vendredi 9 janvier 2026

Le tableau du week-end 2026:"plus vrai que nature" sans I.A.(2)


Le thème du W.E. pour débuter 2026 : "plus vrai que nature" sans I.A.

Entre Toiles et Papiers










https://www.saint-lo.fr/accueil/actualite/2929-bruno-dufour-coppolani-la-profondeur-des-surfaces

Extrait du site:

DU MUR À LA PEAU

"Le parcours de Bruno Dufour-Coppolani se construit dans un lent glissement, à la fois sensible et irréversible : des murs aux visages, de la matière brute à la chair exposée, de la surface picturale à la peau, envisagée comme territoire de vérité. Ce basculement trouve son point d’ancrage dans les recherches menées autour des Stèles. C’est dans cet élan que naît la notion de « passion profane » : un chemin de croix séculier, composé de 14 moments peints en écho aux 14 stations traditionnelles, mais transposés dans le quotidien des soins palliatifs, de la vieillesse, de la perte progressive de soi. Pour rendre ce travail possible, l’artiste devient visiteur en EHPAD, engageant son regard et sa pratique dans la réalité concrète du vieillissement. À mesure que les œuvres s’imprègnent de ces rencontres, la peinture quitte les surfaces murales pour rencontrer la chair : celle des corps fragiles, marqués par le temps, dont les visages offrent à l’artiste non pas un motif à reproduire, mais une présence à accueillir. Loin de toute volonté mimétique, il cherche dans l’épiderme l’empreinte d’une humanité nue, d’une vérité palpable.

PEAU, FINITUDE ET VISAGES

À la suite de ces visites en gériatrie, la peau devient le nouveau champ d’expérimentation plastique de l’artiste. Non plus support passif, mais matière vivante, instable, rétive à toute simplification. « Un devenir, pas un donné », selon les mots de l’artiste. Bruno Dufour  Coppolani explore alors la surface picturale comme un équivalent sensible de la peau humaine : fragile, poreuse, marquée, vouée à l’usure. Pour lui, la peau n’est pas une apparence, mais une mémoire vivante, un territoire de manifestations : rides, cicatrices, taches, blessures. À travers des protocoles picturaux précis, il cherche à rendre compte de ce que la peau exprime du corps, du temps et de la condition humaine.

Dans ce travail, la peinture se fait geste de présence, un acte de tendresse face au vieillissement, à l’effacement, à la finitude. L’artiste nous invite à poser un regard lent, attentif, sur ce qui d’ordinaire échappe ou dérange."

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16 commentaires:

  1. La peau est un organe extraordinaire on la voit évoluer alors qu'on ne voit pas les organes internes qui eux aussi évoluent en même temps...
    il ne faut pas se cacher les yeux et faire comme si la vie ne laissait pas de traces sur notre quotidien !
    bravo pour ce choix

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    1. Ce que tu écris est très juste.
      missyves

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  2. je retrouve ce poème de René Char :
    "Brusquement tu te souviens que tu as un visage.
    Les traits qui en formaient le modelé n’étaient pas tous des traits chagrins, jadis.
    Vers ce multiple paysage se levaient des êtres doués de bonté.
    La fatigue n’y charmait pas que des naufrages.
    La solitude des amants y respirait.
    Regarde.
    Ton miroir s’est changé en feu.
    Insensiblement tu reprends conscience de ton âge (qui avait sauté du calendrier), de ce surcroît d’existence dont tes efforts vont faire un pont.
    Recule à l’intérieur du miroir.
    Si tu n’en consumes pas l’austérité du moins la fertilité n’en est pas tarie.

    Feuillets d’Hypnos

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  3. Qu'ils sont beaux ces vieux visages !
    Bises Miss Yves...
    Je reviendrai pour lire ta page, demain...
    Béa kimcat

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    1. Oui, ils sont beaux , d’une beauté authentique.
      En eux-mêmes et par le regard du peintre.
      MissYves

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  4. ces deux portraits sont saississants
    on se croirait prés de vraies personnes
    belle trouvaille

    meilleurs voeux pour vous Missyves
    bon mois de janvier

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    1. Ils semblent nous regarder, c’est ce que voulait d’ailleurs exprimer l’artiste.
      Miss Yves

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  5. Les griffures de la vie
    ne sont pas des blessures
    Mais des chemins tracés
    Sur le visage du temps.
    Elles murmurent les rires passés
    Les larmes devenues calmes
    Les combats silencieux
    Que le cœur a su traverser.
    Chaque ride est une mémoire
    Un pas de plus vers la lumière
    Une preuve que l’âme a vécu
    Sans fuir l’amour ni la peine.
    Respectons ces marques discrètes
    Elles sont la beauté vraie
    Celle qui ne s’efface pas
    Celle qui marche avec nous.
    Car la sagesse de l’âge
    N’élève pas la voix
    Elle sourit doucement
    Et apprend à aimer lentement.
    Bonne et heureuse année 2026
    Rose 🌹

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    1. Merci pour tes vœux et pour ce cadeau qu’est ce magnifique poème.
      Miss yves

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  6. Coucou vMis Yves
    Deux portraits magnifique magnifiques qu je découvre. C'est franchement intéressant ressat.
    Merci et bon samedi. Zaza

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    1. Pour le deuxième semaine de janvier, étant familière de cette œuvre, ce choix s’est imposé à moi.
      Missyves

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  7. Thérèse de Tlse10 janvier 2026 à 07:51

    Réalité concrète. J'aime beaucoup, sûrement parce que cela reflète mon moi actuel en devenir. Le poème de René Char en est une belle illustration. Un bel hommage je trouve.
    Je me souviens d'un de tes billets sur cet artiste qui avait peint (ou plutôt fait peindre) les murs des bâtiments en béton le long de toute une rue à St Lô.

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    1. Bonsoir Therêse, oui, j’ai mis un lien vers le reportage concernant la colorisation des façades.
      MissYves

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  8. Ils sont très impressionnants ces portraits sans concessions, surtout lorsqu'on peut mesurer leur taille. Ils sont malgré tout d'une extrême douceur, et ce l'on peut lire dans leurs yeux doit poursuivre le spectateur pendant longtemps. Merci pour ce partage, la poésie que ces portrait ont inspirée est, elle aussi, très prenante.

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Le tableau du week-end 2026:"plus vrai que nature" sans I.A.(2)

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