Envie d'ailleurs, envie de partir en voyageLa fumée des trains en gare de Saint-Lazare
Occupant l’espace, ressemble à de beaux nuages
Bleus, blancs et rosés, majestueux et rondouillards.
Le cheval de fer du train est la métaphore;
Piaffant, il attend d’emmener les voyageurs;
Du monde moderne, Monet est l’admirateur,
Au Soleil levant il devient un sémaphore,
Envie d’innover, en art c’est un grand passage,
Envie de couleur, de clarté, de crayonnage,
Sans escamoter les aspects du prosaïsme.
Lignes verticales, triangle de la verrière
Se font poésie, laissant filtrer la lumière
Motif citadin, credo de l’impressionnisme.
Miss Yves
"https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/la-gare-saint-lazare-10897
Lorsqu'il peint ce tableau, Monet vient de quitter Argenteuil pour s'installer à Paris. Après plusieurs années passées à peindre la campagne, il s'intéresse aux paysages urbains. Au moment où les critiques Duranty et Zola encouragent les artistes à peindre leur temps, Monet cherche à diversifier son inspiration et veut être considéré, à l'instar de Manet, Degas et Caillebotte comme un peintre de la vie moderne.
En 1877, emménageant dans le quartier de la Nouvelle Athènes, Claude Monet demande l'autorisation de travailler dans la gare Saint-Lazare, qui en marque l'une des limites. C'était, en effet, le lieu idéal pour qui recherchait les effets changeant de la luminosité, la mobilité du sujet, les nuages de vapeur et un motif radicalement moderne. S'ensuit une série de peintures avec des points de vue différents dont des vues du vaste hall. Malgré l'apparente géométrie de l'architecture métallique, ce sont bien les effets colorés et lumineux qui prévalent ici plutôt que l'attachement à la description détaillée des machines ou des voyageurs. Certaines zones, véritables morceaux de peinture pure, aboutissent à une vision quasi abstraite. Cette toile fut appréciée par un autre peintre de la vie moderne, Gustave Caillebotte, dont la facture se trouve être le plus souvent à l'opposé de celle de Monet."
Coucou Miss Yves.
RépondreSupprimerCe Claude Monet est magnifique. Il s'intègre bien dans le thème.
Prendre le train pour changer d'air, surtout en ce moment, c'est moins coûteux de de prendre sa voiture.
Bises et bon samedi. Zaza
Merci!
SupprimerEt en train, on peut, lire, rêver, observer, s'évader, s'abstraire, voire s'isoler comme le montrent certains tableaux de Hopper , présentés la semaine dernière (Mais c'est moins faisable)
Magnifique tableau de Claude Monet.
RépondreSupprimerLa Gare Saint-Lazare à son époque est joliment mise à l'honneur.
Claude Monet est mon peintre préféré alors j'apprécie beaucoup ton excellent choix...
Et mon envie d'ailleurs par le cheval de fer du train est une réalité. J'aime les gares et voyager sur rails... Je suis issue d'une famille de cheminots... Alors ceci explique cela...
Bises Miss Yves et bon WE
Béa kimcat
AH! mon grand-père paternel a été chef de gare, et mon grand-père maternel conducteur de locomotive!
SupprimerToute une époque.
miss Yves
Supprimer
Bonjour,
RépondreSupprimerC'est un choix original et très judicieux car c'est presque inimaginable de nos jours la magnifique liberté d'aller et venir qu'apportait cette invention spectaculaire s'il en est !
Et comme a chaque fois j'aime beaucoup la présentation que tu en fais .
Bon week-end !
Merci beaucoup!
SupprimerEt cette invention a été associée à une pensée utopique : le chemin de fer, moyen de communication était censé développer l'amitié entre les peuples et la paix...
Comme quoi la technique n'est rien en soi, ni bonne, ni mauvaise, tout dépend de ce qu'on en fait.
Excellent choix avec ce tableau de la gare St Lazarre vue par Claude Monet . Un appel au voyage pour cet ailleurs qui est maintenant à la portée de tout un chacun. J'aime beaucoup ton sonnet qui analyse cette oeuvre. Fan de chevaux, je ne peux qu'apprécier le choix de la métaphore du cheval piaffant d'impatience avant de s'élancer .
RépondreSupprimerBon week-end
Jazzy57
Merci!
RépondreSupprimerJ’aime les chevaux, mais simplement sur le plan artistique et visuel.
J’admire les cavalières et les cavaliers.
MissYves
bonjour
RépondreSupprimerprendre le train quelle évasion surtout à une certaine époque
(il y à longtemps que je n' ai pas pris le train .)
j aime beaucoup ces deux tableaux
merci pour le texte
bon samedi pour toi
kénavo Missyves
J'aime cette idée des gares pour évoquer l'éloignement... une époque du développement du train ses fumées et une ambiance toute particulière
RépondreSupprimerbravo
avec mon mari décédé, nous partagions l'amour des trains et des gares
RépondreSupprimerpour le peintre marocain, j espère que tu trouveras sur le net des formats qui te conviendront
pour l'adresse de mon blog, je ne comprends pas ta difficulté
pour mes paysages de Baudelaire et Nerval, je ne vois pas non plus ce que tu n'as pas trouvé
« Page introuvable »était affiché pour les paysages.
RépondreSupprimerJe n’ai pas d’explication à ce que j’ai lu.
missYves
J’ai pas mal voyagé en train( plus exactement nous avons pas mal voyagé). À présent que nos voyages se réduisent, le train reste un bon souvenir (ainsi que toutes les destinations) malgré tous les aléas qui ont pu survenir.
RépondreSupprimerMiss Yves