Passer la porte, c’est toujours quelque chose d’un peu éprouvant :
Que va-t-on trouver au-delà ?
Roman d’Agatha trame pour thriller
Décor pour film noir
C’est un vrai mystère conçu par Bernard .
Passer la porte c’est toujours quelque chose d’un peu écoeurant:
Ce n’est plus le même air
Tout sent la poussière
L’air est délétère
Détritus par terre
Puante atmosphère.
Passer la porte c'est toujours quelque chose d'un peu décevant
Passée la porte, c’est un vrai bazar
Deux dames austères
Font un inventaire:
Parmi les cafards des meubles crevards
Tabourets percés minables plumards
Chaises éventrées et vieilles armoires.
Pour faire son deuil
De ce débarras
Partir en arrière
Chercher le couloir
Risquer quelques pas ´
Pour passer le seuil
Buter sur un tas
De cartons pourris de papiers buvards
Un son dans le noir
Vibrato bizarre
Tâter au hasard
Une masse informe
D’un sac en sautoir
Des os pour clébard
Un lampion blafard
Eclaire Nithard.
Passer la porte c'est toujours quelque chose d'un peu effrayant
Passer la frontière de vie à trépas.
Missyves
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Les deux dames ouvrirent la porte, saisies par l’odeur de renfermé, la poussière, les toiles d’araignées, les fientes : personne n’était monté depuis longtemps, l’abandon était total. Elles marchèrent au milieu des rossignols, des meubles éventrés, des rebuts : à l’évidence, tout était à jeter ; on allait s’y employer. En repartant, Anne Potié buta contre un carton poussiéreux, dont le choc rendit un son étrange. Le carton bâillait, ouvert par l’humidité ; par curiosité, l’administratrice élargit l’ouverture à l’aide de sa torche, en sortit un sac de plastique ; la lumière de la lampe fit apparaître deux fémurs, des tibias, une clavicule, un crâne.
– Enfin, s’écria Jocelyne Martin ; mon mari le cherchait depuis vingt ans.
Bernard Cerquiglini, L’Invention de Nithard, Éditions de Minuit, 2018, p. 14.
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