Jean-François Millet (1814-1875) est né paysan, et il a passé son enfance à travailler à la ferme familiale. Grâce à un oncle, il a reçu une bonne instruction. Après avoir vécu à Cherbourg et à Paris, il s’est installé à Barbizon, où il est mort. Il a toujours gardé de la sympathie pour la classe ouvrière, et son œuvre la plus célèbre est Les Glaneuses (1857).
En 1869, la France était sous le règne de Napoléon III, mais il y avait des troubles politiques à l’horizon. La guerre franco-prussienne allait éclater en 1870, et la défaite de la France à la fin de celle-ci allait provoquer la Révolte de la Commune en 1871. En observant de près la vie des gens pauvres et de la campagne, les artistes comme Millet faisaient un commentaire indirect sur la politique de l’époque et sur la répartition inégale de la richesse.
Vers le milieu du dix-neuvième siècle, beaucoup d’artistes ont réagi contre le romantisme. Ils ont fait des œuvres dont le sujet est le monde quotidien, représenté tel qu’il est, sans embellissement. Cette tendance s’appelle le «naturalisme» ou le «réalisme». L’«École de Barbizon» est le nom qui a été donné à un groupe de peintres qui ont vécu quelques temps au village de Barbizon, près de la forêt de Fontainebleau, et qui aimaient peindre des paysages et des paysans.